Un Afghan vivant à Calais

Publié le 11 novembre 2020

« Je suis originaire d'Afghanistan et cela fait six mois que je vis dans la jungle à Calais. Le comportement des gens envers les réfugiés en France est positif et je leur suis reconnaissant, mais j'ai un problème avec la police. La police française a un comportement agressif. En hiver, il fait froid, mais ils continuent à harceler et à expulser les gens. Ce que nous attendons du gouvernement, c'est qu'il arrête la police pour que les gens puissent avoir la paix. »


Nous pensions qu'en venant ici, nous serions en sécurité

Publié le 11 novembre 2020

« Je suis tchadien. On m’a donné une autorisation de dire ce que je pense selon la situation ici, les gens comme nous.

Je suis un demandeur d’asile parce qu’il y a une situation qui a fait que j’ai dû quitter chez moi. On est arrivés ici en France, et on n’a pas eu le droit de vivre ici en France donc tout est compliqué; on dort dans la rue. On manque beaucoup de choses mais on n'a pas le choix.

On nous a envoyé le message pour nous dire qu' on doit quitter le territoire, sinon on nous renvoie chez nous. Si chez nous on n'avait pas de problèmes, on ne serait pas ici. Si on est venus ici - on a demandé de l'aide au gouvernement - c’est parce qu’on a vraiment besoin de l’aide. C’est pourquoi on est là. Donc si vous voulez nous renvoyer chez nous, c'est-à-dire que c’est vous qui voulez nous tuer. Ce n'est pas notre gouvernement, ni notre famille maintenant, parce qu’on a fui la mort.

On est arrivés ici... On pensait qu’en venant ici on serait en sécurité, mais c’est tout le contraire. Donc si y’a quelque chose, que vous pouvez nous aider - tout ce qu’on demande c’est l’aide. On est des humains aussi: on a besoin de la liberté et de vivre aussi comme les autres. »


Utilisation de gaz lacrymogène à Calais

Signalé le 20 septembre 2020

« À plusieurs reprises au cours des dernières semaines, des agents des Compagnies Républicaines de Sécurité ont emprunté une petite route isolée à côté d'un lieu de vie où vivaient des personnes exilées; ils ont aspergé de gaz lacrymogène les personnes exilées qui marchaient à partir de la fenêtre de leur véhicule sans explication ni incitation. »


Nous ne trouvons pas la paix en Europe

Signalé le 31 août 2020

« Nous sommes en Europe, confrontés à une vie difficile. Tout cela, juste pour vivre dans la dignité. Mais, nous ne pouvions pas trouver la paix en Europe. Nous avons risqué notre vie juste pour arriver en Europe, parce que notre pays n'est que conflits et guerres. Nous ne pouvions pas non plus trouver la paix dans notre pays, c'est pourquoi nous avons émigré en Europe.

« Nous nous sommes dit : pourrions-nous peut-être trouver la paix en Europe ? Mais nous n’avons rien vu de tout cela ! Nous sommes confrontés à la plus grande guerre en Europe, au racisme, au fascisme ; notre pays est en guerre, et l’Europe est en proie à une guerre fasciste. Nous n’aurions jamais pensé qu’un jour, en arrivant en Europe, nous serions confrontés à cette situation. Nous sommes des immigrés, nous vivons en France, dans la région de Calais ; la France ne nous a pas acceptés, c’est pourquoi nous essayons de rejoindre l’Angleterre. Tout cela pour un avenir meilleur. Je souhaite et j’espère que vous pourrez m’aider dans cette situation. »


Course-poursuite à Grande-Synthe

Signalé le 30 juillet 2020

« Dans la nuit du 30 juillet, je me suis fait pourchasser par la police avec plusieurs amis, le long d’une route. En m’enfuyant, je suis tombé sur un grillage qui m’a gravement blessé au visage (plusieurs points de suture). Par peur, je suis resté caché dans le fossé longuement. J’ai vu un de mes amis se faire attraper et emmener par les policiers. »


Violences policières à l'encontre de deux personnes vivant à Grande-Synthe

Rapporté le : 19.07.2020

« Mon ami et moi avons subi des violences de la part de la police. J’ai eu une dent cassée. Ils ont aussi lâché leurs chiens sur nous, qui nous ont attaqués sans muselière. »


Démolition de tentes à Grande-Synthe

Signalé le 19 juillet 2020

"[Le 16 juillet] quatre policiers sont revenus nous voir, ils ont détruit notre tente. Ils portaient un document, mais nous n'avons pas compris pourquoi ils ont fait ça."


Violences policières à Grande-Synthe

Signalé le 19 juillet 2020

« [Le 16 juillet] quatre policiers sont revenus nous voir, ils ont détruit notre tente. Ils portaient un document, mais on ne comprend pas pourquoi ils ont fait cela. »

(Traduit du persan)


Arrestation à Calais

Publié le 1er juillet 2020

Ce matin tu étais dans la jungle ?

« Oui, j'étais dans la jungle [ce matin] et la police m'a arrêté sans aucune raison et j'ai le cœur brisé, [...] je ressens une mauvaise situation parce que nous vivons dans la jungle, nous vivons dans des endroits sales mais parfois la police nous dérange sans aucune raison donc je suis très blessé par cette mauvaise chose. »

Et quand ils vous ont arrêté, vous ont-ils expliqué pourquoi ils vous ont arrêté ?

« Ils ne m'ont pas dit pourquoi, mais ils nous ont dit "vous n'avez pas de papiers". Beaucoup de gens de la jungle n'ont pas de papiers, c'est pourquoi nous sommes arrêtés aujourd'hui sans aucune raison. Beaucoup de gens n'ont pas de papiers dans la jungle, et beaucoup sont sans abri, beaucoup sont au chômage mais nous devons aller au Royaume-Uni, donc parfois ça se passe comme ça : la police nous dérange ... c'est une très très mauvaise chose pour nous, vous savez ? Je suis donc désolé. Nous avons besoin de droits pour les réfugiés et les [migrants] de Calais. »